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  • ABCarlota

La fin de l'école et le télétravail

J'avais commencé à écrire cet article il y a 2 mois, à croire que c'était prémonitoire au vu de l'actualité du moment.


Fiers de nos diplômes de grandes écoles, parfois double diplômes, obtenus assez facilement pour la plupart, nous arrivons sur le marché du travail avec nos rêves.

L'idée que nous nous faisons du travail est bien souvent idéalisée, nous croyons qu'il s'agira d'un monde juste, où chacun sera récompensé au mérite, où nos supérieurs auront chaque jour quelque chose à nous apprendre, où les projets sur lesquels nous travaillerons seront une source d'enrichissement, où nos collègues pourront devenir nos amis, où il fera bon vivre avec un salaire de cadre.

Nous avons la sensation d'avoir terminé le plus dur : fini l'Ecole, les cahiers, les partiels, les TP notés, les oraux...

Alors qu'en réalité nous commençons à peine à entrevoir le sens du mot difficulté.

Mais qui a dit que ce serait facile?


Maintenant je peux le dire, je suis devenue comme les autres, assise dans une routine où je ne suis même plus surprise de lire des mails remplis de haine, de frustrations et de plaintes.

Et j'ai commencé à accepter. Ou plutôt abdiquer.


Chacun laisse entrevoir de temps à autre son instinct animal, sous forme de soif de pouvoir la plupart du temps, prêt à tout pour écraser les autres et obtenir la plus belle part du gâteau. Mais il y a bien longtemps que le gâteau en question ne grossit plus, la croissance ne peut pas être infinie.

Las de rencontrer les mêmes écueils d'une entreprise à l'autre, j'admets que j'en viens aujourd'hui peu à peu à apprécier la solitude du télétravail. Pas de collègue ennuyant pour me déranger, pas de chef sur mon épaule, je peux disposer de mes journées comme je le souhaite, une forme de liberté subtile commence à s'installer. Les "conf call" rythment mes journées et amènent un peu de dynamisme. Autrement la musique emplit la pièce où je travaille. Vive le confinement.


#confinement #teletravail


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